El Molí d'en Forgas (fr-FR)

  • Vista general de l’antiga fàbrica paperera. Anys seixanta o setanta del sgle XX. Autor desconegut. Arxiu Comarcal del Pla de l’Estany. Fons de Francesc Figueras i de Ametller.

LE MOULIN D’EN FORGAS

La rareté des parchemins et par conséquent, leur prix élevé provoqua une augmentation de la demande de papier au Moyen-âge. À Banyoles, les premiers moulins à papier sont documentés au XIVe siècle, même si c’est surtout à partir du XVIIe siècle que cette industrie se renforça dans la ville.

 

La présence du Rec Major permit la construction sur ce terrain, en 1790, d’un petit moulin à papier, qui quelques années plus tard appartint à une famille d’épiciers et commerçants, les Forgas. Au cours du XIXe siècle, on y fabriqua du papier kraft, du papier blanc et également du papier à cigarettes. L’activité dû bien fonctionner parce que, à l’arrivée de nouveaux propriétaires, un édifice de grande taille fut construit, équipé de machines industrielles de fabrication de feuilles. Néanmoins, avant la Guerre Civile, la production fut transférée à Besalú et l’usine fut abandonnée.

 

L’activité ne reprit pas avant 1940, avec la fabrication alors de carton. Avec le temps, l’achat de machines modernes permit de remplacer de nombreux vieux processus manuels. Dans les années soixante-dix, l’usine fut rachetée par un entrepreneur barcelonais, qui la ferma peu de temps après. L’édifice fut démoli à la fin du XXe siècle. 

 

 > Le métier de papetier

Pour la fabrication traditionnelle du papier, la matière première était les vieux draps en lin, coton ou chanvre. On les déchirait tout d’abord en petites bandes, qu’on laissait fermenter dans l’eau pendant cinq jours. On obtenait ainsi la pâte à papier, qui était ensuite frappée par des masses en bois activées par une roue hydraulique afin de séparer les fibres de cellulose. Une fois que la pâte était broyée, on la mélangeait avec de l’eau dans des cuves, desquelles moyennant des tamis, dénommées formes, on récupérait les fibres surnageant qui devenaient des feuilles de papier. Elles devaient être ensuite pressées et séchées. Finalement, les bords du papier étaient égalisés à l’aide d’un massicot.

 

> Saviez-vous que...

de nombreuses feuilles de papier portaient un filigrane d’identification, c’est-à-dire, une marque transparente, uniquement visible à contrejour, faite au moment de la fabrication ? Cela nous permet aujourd’hui de savoir que le papier de Banyoles fut exporté dans toute l’Espagne et jusqu’en Amérique Latine.

 

 

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du Moulin d'en Forgas